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La moitié de la population du Burkina Faso est âgée de moinsde 15 ans. Un grand nombre deces jeunes deviendront sexuellement actifs avant l’âge de 20 ans et donc courent le risque oufont l’expérience d’une grossessenon planifiée ou d’une infection sexuellement transmise (IST), notamment le VIH/Sida. Pourminimiser ces risques et assurerun avenir sain aux adolescents,il est nécessaire que les décideurs, les journalistes, les prestataires de services de santé et tous les autres intervenants dans le domaine disposent d’informations solides sur les besoins des jeunes burkinabè en matière desanté sexuelle et reproductive. Cette Recherche en bref documente ce que l’on sait sur lescomportements et les besoins desadolescents burkinabè en matiè-re de santé sexuelle et reproductive, avec un accent particulier sur le VIH/Sida et suggère despistes en vue d’améliorer les politiques et les programmes.
Les faits sur l’avortement et la grossesse non planifiée en Afrique
Un investissement durable et accru dans les services de santé sexuelle et reproductive des pays en développement offre la promesse d’immenses avantages pour les femmes, les familles et les sociétés. Outre l’amélioration de la santé, ces services contribuent à la croissance économique, à l’équité sociétale et entre les sexes, et à la gouvernance démocratique. Pour mieux apprécier le rendement substantiel des investissements consentis à la santé sexuelle et reproductive, les décideurs doivent disposer, d’une part, d’un décompte de ces bienfaits plus complet que ceux publiés à ce jour et, d’autre part, d’une information plus détaillée concernant les coûts.
L’Afrique subsaharienne subit plus
que toute autre région du monde
les ravages du VIH/sida. L’épidé-
mie y décime particulièrement les
jeunes: près de 10 millions de
femmes et hommes âgés de 15 à 24
ans – soit près d’un jeune adulte
sur 14 – sont atteints du VIH/sida.
La moitié des nouvelles infections
contractées en 2003 affectent également cette tranche d’âge.
Des facteurs d’ordre économique,
social et culturel contribuent à la
vulnérabilité des jeunes d’Afrique
subsaharienne.
L’Afrique subsaharienne subit plus que toute autre région du mondeles ravages du VIH/sida. L’épidémie y décime particulièrement les jeunes: près de 10 millions de femmes et hommes âgés de 15 à 24 ans – soit près d’un jeune adulte sur 14 – sont atteints du VIH/sida. La moitié des nouvelles infections contractées en 2003 affectent également cette tranche d’âge. Des facteurs d’ordre économique, social et culturel contribuent à la vulnérabilité des jeunes d’Afriquesubsaharienne.
Cette étude qualitative analyse en profondeur les questions de santé sexuelle et reproductive chez les adolescents du Burkina Faso, plus particulièrement la puberté et la circoncision/excision, leurs connaissances et besoins d’informations sur le VIH et les grossesses, leurs relations avec le sexe opposé, leur recherche de soins pour des problèmes de santé et les aspects sociopsychologiques qui influent sur la gestion de leur santé sexuelle et reproductive. Les données proviennent de 97 entretiens approfondis menés avec des adolescents âgés de 12 à 19 ans, scolarisés et non scolarisés qui résident à Ouagadougou ou Bazéga, avec également des jeunes femmes mariées, jeunes gens de la rue et petites commerçantes ambulantes.
Les jeunes burkinabè se heurtent à des difficultés majeures en termes de santé sexuelle et de reproduction. Dans un contexte où il est difficile d’accéder à des informations et à des soins adaptés, un grand nombre d’entre eux doivent faire face à des grossesses non désirées et à risques ou encore aux infections sexuellement transmissibles (IST) dont le VIH/sida. Cette situation exige que les stratégies d’intervention en direction de ce groupe numériquement important et très vulnérable soient renforcées
Un investissement durable et accru dans les services de santé sexuelle et reproductive des pays en développement offre la promesse d’immenses avantages pour les femmes, les familles et les sociétés. Outre l’amélioration de la santé, ces services contribuent à la croissance économique, à l’équité sociétale et entre les sexes, et à la gouvernance démocratique. Pour mieux apprécier le rendement substantiel des investissements consentis à la santé sexuelle et reproductive, les décideurs doivent disposer, d’une part, d’un décompte de ces bienfaits plus complet que ceux publiés à ce jour et, d’autre part, d’une information plus détaillée concernant les coûts. Les services de santé sexuelle et reproductive couvrent trois grands domaines: les services contraceptifs, les services de santé maternelle et les services relatifs aux infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA et les autres problèmes de nature gynécologique et urologique. Leurs bienfaits tombent dans deux grandes catégories: médicale et non médicale.
Confrontés à la pandémie du VIH/ sida—qui, malgré son envergure mondiale, frappe le plus lourdement l’Afrique subsaharienne—les cercles du planning familial et de la santé en matière de reproduction s’intéressent aujourd’hui davantage au comportement sexuel et reproductif des hommes. L’évolution est, certes, bienvenue lorsque l’on considère, d’une part, l’impact du comportement sexuel et reproductif des hommes sur la santé de leurs familles et, d’autre part, le nombre d’hommes dont les besoins de santé sexuelle et reproductive demeuraient jusque-là méconnus. Ainsi, l’attention accrue aux rôles de l’homme et à la satisfaction de ses besoins en matière de relations sexuelles, mariage et famille pourrait être source d’avantages considérables pour les hommes eux-mêmes et pour leurs partenaires, épouses et familles—surtout dans le domaine pressant de la prévention du VIH.
Ce résumé présente un aperçu des comportements et besoins de santé sexuelle et reproductive des hommes âgés de 15 à 54 ans dans 22 pays d’Afrique subsaharienne disposant de données d’enquête représentatives à l’échelle nationale. Sauf indication contraire, l’information exposée ici est extraite du rapport In Their Own Right: Addressing the Sexual and Reproductive Health Needs of Men Worldwide, publié (en anglais) en 2003 par The Alan Guttmacher Institute.
Le présent rapport de synthèse passe en revue les études, les recherches et les programmes dans le domaine de la santé sexuelle et de la reproduction des jeunes au Burkina Faso et présente les constatations clés tirées de cette littérature. Il met notamment l’accent sur l’identification des lacunes en matière d’information qui peut orienter la recherche et les programmes futurs dans ce domaine
La présente étude a été menée avec 61 parents, enseignants du primaire et du secondaire, prestataires de santé, et responsables d’associations non gouvernementales qui œuvrent en faveur des jeunes en milieux rural et urbain du Burkina Faso. Des entretiens approfondis ont abordé les thèmes suivants avec ces adultes: les opinions concernant les comportements des adolescents en matière de santé sexuelle et reproductive dans leur milieu, l’accès aux informations et services, la communication entre adultes et adolescents, leur rôle effectif et ce qu’ils devraient faire ainsi que leurs suggestions pour améliorer la santé sexuelle et reproductive des adolescent
Cette précocité de la fécondité chez les adolescentes s’explique en partie par un contexte marqué par une sous-scolarisation très prononcée, aidée en cela par la tradition nataliste. Ainsi, 62% des filles et 49% des gar- çons de 12–14 ans n’ont jamais été à l’école. Chez les 15–19 ans, 64% des filles et 53% des garçons n’ont jamais été à l’école. Or, on sait que l’école peut retarder l’entrée en vie féconde et que les adolescents qui n’ont ni école, ni travail pour occuper leur temps (52% des filles et 25% des garçons) courent souvent des risques plus élevés de se livrer à une activité sexuelle non protégée. On s’aperçoit donc que les efforts en matière de scolarisation notamment celle des filles doivent être plus soutenus.
Répondre aux besoins de santé sexuelle et reproductive des adolescents d’Afrique subsaharienne revêt une importance capitale, face à l’impact dévastateur du sida, aux taux élevés de grossesses non planifiées et au risque que ces grossesses aboutissent sur des avortements non médicalisés. Protéger leur santé est manifestement important pour les adolescents eux-mêmes. Il s’agit en outre d’une priorité critique de santé publique. Un investissement accru dans la santé sexuelle et reproductive des adolescents peut contribuer à un élargissement des objectifs de développement, en permettant aux jeunes de devenir des adultes sains et productifs. Ce rapport présente les principales conclusions d’enquêtes nationalement représentatives menées en 2004 parmi les jeunes de 12 à 19 ans de quatre pays africains (Burkina Faso, Ghana, Malawi et Ouganda) dans le but de guider les programmes, les politiques et les investissements destinés à améliorer la santé sexuelle et reproductive des adolescents
Faits en brief sur les adolescents au Burkina Faso, y compris la contraception, le VIH/SIDA, les relations sexuelles, et plus.
Savoir interpréter les études de recherché
La recherche en sciences sociales, par le fait qu’elle met l’accent sur les habitudes, les relations humaines et les institutions sociales, constitue une riche source d’informations pour les journalistes, les décideurs politiques et les gestionnaires de programmes. En effet, les découvertes en sciences sociales arrivent à produire leurs plus grands impacts lorsqu’elles sont utiles et effectivement utilisées par les groupes susmentionnés, lesquels sont capables de canaliser la recherche vers des actions concrètes de sorte à améliorer la vie des populations.
Nouveaux témoignages d’adolescents dans quatre pays d’Afrique Subsaharienne décrit la manière dont les jeunes gens perçoivent les questions de santé sexuelle et reproductive telles que l’abstinence l’utilisation des préservatifs et les infections sexuellement transmises, et leurs sources d’information et de services en matière de santé sexuelle et reproductive. Les données proviennent de 55 discussions dirigées de groupe (DDG) menées en 2003 au Burkina Faso, au Ghana, au Malawi et en Ouganda. Les entretiens ont été menés avec des adolescents et des adolescentes âgés de 14 à 19 ans, scolarisés et non scolarisés, dans des zones urbaines et rurales. Ce résumé de Qualitative Evidence on Adolescents’ Views of Sexual and Reproductive Health in Sub-Saharan Africa décrit les principaux résultats et l’implications en matière de politiques et de programmes pour la santé sexuelle et reproductive des adolescents.